Certificat Covid : les Suisses devront montrer patte blanche dès le lundi 13 septembre


BERNE - L'extension du certificat Covid était dans l'air depuis deux semaines. Elle sera réalité dès lundi. Les Suisses devront présenter le fameux sésame, s'ils veulent manger à l'intérieur d'un restaurant, aller au musée ou encore participer à un concert.

"C'est peut-être le moment le plus difficile de la pandémie", a lancé mercredi le ministre de la santé Alain Berset devant les médias. Presque toutes les restrictions ont été levées, mais la situation reste très instable.

Les hôpitaux sont sous tension et une nouvelle vague épidémique ne peut être exclue en raison d'une immunité de groupe encore faible. "Le virus peut actuellement circuler assez librement parmi quelque 3,5 millions de personnes", a-t-il pointé. Un réservoir constitué de personnes non vaccinées et d'enfants de moins de 12 ans ne pouvant pas tendre l'épaule.

Pour éviter une surcharge du système de santé et la réintroduction de fermetures, le Conseil fédéral a donc décidé une extension du certificat Covid pour les plus de 16 ans. C'est la meilleure option, à ses yeux. "Les alternatives sont inacceptables", a assuré le Fribourgeois. Valable jusqu'au 24 janvier, la mesure pourra cependant être levée plus tôt si la situation s'améliore.

Amendes introduites

Après la consultation, le gouvernement a mis un peu d'eau dans son vin. Les rassemblements politiques, les funérailles et autres services religieux seront exemptés de l'obligation jusqu'à 50 personnes, contre 30 initialement. Tout comme les groupes d'entraide. Les répétitions musicales ou théâtrales et les entrainements sportifs de moins de 30 personnes seront aussi autorisés sans certificat.

Le sésame sanitaire sera en revanche exigé pour tous les autres événements en intérieur, comme les concerts, les pièces de théâtre ou les mariages dans les lieux publics. A l'extérieur, il sera demandé pour les manifestations de plus de 1000 personnes.

Musées, fitness, casinos et autres centres de loisirs, devront aussi se soumettre à la nouvelle mesure. Les restaurateurs et propriétaires de bars devront exiger le certificat dans leurs salles fermées, mais pas sur leurs terrasses. Les établissements de restauration dans les zones de transit des aéroports et les cuisines populaires resteront eux accessibles à tous.

Des sanctions ont été introduites en cas de non-respect des mesures. Un client sans certificat devra débourser 100 francs. Les établissements ou organisateurs fautifs seront punis d'une amende pouvant aller jusqu'à 10'000 francs, voire d'une fermeture. Les cantons sont responsables des contrôles.

Aides toujours disponibles

L'obligation du passe sanitaire permettra le retour à plus de normalité, a salué le président de la Confédération Guy Parmelin. "Les gérants d'établissements publics pourront lever la plupart des mesures sanitaires, comme le port du masque ou la distanciation."

Le Vaudois estime que la mesure n'aura pas forcément des effets négatifs, comme certains le craignent. En cas de baisse prouvée du chiffre d'affaires, le chômage partiel, l'allocation pour perte de gain et les aides pour les cas de rigueur sont toujours disponibles.

Son département va en outre mettre en consultation un projet pour prolonger la procédure simplifiée pour le chômage partiel. "La proposition doit permettre une certaine continuité et ne pas amener de nouvelles incertitudes."

Certificat au travail

L'utilisation du certificat dans le cadre professionnel a également été précisée. "Il n'y aura pas d'obligation. Mais l'employeur pourra demander à ses employés s'ils sont vaccinés, guéris ou testés", a expliqué Boris Zürcher, chef de la direction du travail du Secrétariat d'Etat à l'économie.

Il pourra ensuite adapter son concept de protection, a-t-il poursuivi. "Les employés non vaccinés pourraient par exemple continuer à devoir porter un masque, alors que les vaccinés pourraient s'en passer." Une consultation devra toutefois d'abord être menée, et les employés informés des décisions prises.

Dans la mesure du possible, les employeurs devront opter pour la version "light" du passe, qui indique seulement si la personne dispose d'un certificat valable ou non. S'ils veulent mettre en place un dépistage, ils auront besoin de la version normale. Seuls les tests répétitifs seront pris en charge par la Confédération.

Les cantons et les hautes écoles pourront également exiger le sésame sanitaire pour les étudiants en bachelor ou master. Les limitations d'occupation des salles pourront alors être levées.

Le 08 septembre 2021. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Offres PUSH

Pharmacien/ne adjoint/e à 100% - BENU à Lutry (VD)

Les dernières news

Inscrivez-vous à notre Newsletter