Etats-Unis - Première pilule contraceptive en vente libre


NEW YORK (demande à la FDA) - Le laboratoire Perrigo a annoncé lundi (11.07.2022) avoir demandé aux autorités américaines le feu vert pour ce qui serait la première pilule contraceptive disponible en vente libre aux Etats-Unis. Cette requête intervient quelques semaines après la décision de la Cour suprême de révoquer le droit à l'avortement dans le pays.

C'est une filiale française du groupe pharmaceutique, HRA Pharma, qui a déposé un dossier auprès de l'agence américaine du médicament (FDA) pour Opill, une pilule à prendre chaque jour à base d'un progestatif de synthèse, sans oestrogène, disponible sur ordonnance depuis 1973, détaille un communiqué.

Le lancement du processus réglementaire peu après la décision de la Cour suprême de faire tomber, le 24 juin, le droit à l'avortement en vigueur sur tout le territoire américain, est "une coïncidence", assure l'entreprise en soulignant que HRA travaillait sur le dossier depuis sept ans. La FDA n'a pas souhaité faire de commentaires.

"Cette procédure historique marque un tournant dans l'accès aux contraceptifs et pour l'équité en matière de procréation aux États-Unis", a commenté Frédérique Welgryn, directrice des opérations stratégiques et de l'innovation chez HRA Pharma, dans le communiqué.

Si le feu vert est accordé, cela "aidera encore plus de femmes et de personnes à accéder à la contraception sans faire face à des obstacles inutiles", a-t-elle ajouté.

Les pilules contraceptives sont déjà disponibles en vente libre dans de nombreux pays, dont le Brésil, le Mexique, le Portugal ou la Turquie. D'autres pays préfèrent exiger une visite chez un professionnel de santé, notamment pour éviter d'éventuelles contre-indications et discuter des risques pour la pression artérielle.

"Généralement sûres"

Plusieurs grandes organisations médicales américaines, dont le Conseil des obstétriciens et gynécologues (ACOG), ont toutefois déjà exprimé leur soutien aux pilules en vente libre. "Les données confirment que les méthodes hormonales progestatives sont généralement sûres et ne présentent aucun risque ou un risque minime de thromboembolie veineuse", également connu sous le nom de caillots sanguins, affirme ainsi ACOG dans un message sur son site.

"Plusieurs études ont démontré que les femmes sont capables d'utiliser des outils d'auto-dépistage pour déterminer leur éligibilité à l'utilisation de contraceptifs hormonaux", ajoute l'organisation.

Le 12 juillet 2022. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

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