Dents de sagesse : entre prévention et intervention inutile
BERNE - De nos jours, les dents de sagesse sont extraites, en totalité ou en partie, chez presque tous les jeunes adultes âgés de 16 à 30 ans, même si elles ne provoquent encore aucune douleur.
Chez les jeunes adultes, les racines des dents de sagesse ne sont souvent pas encore complètement formées. L'os maxillaire est plus souple, le processus de cicatrisation est généralement plus rapide et s'accompagne de moins de complications que par la suite, ont expliqué à Keystone-ATS l'Organisation suisse des patients (OSP) et la Société suisse des médecins-dentistes (SSO).
Les dents de sagesse sont généralement enlevées en cas de manque de place ou lorsqu'elles risquent de provoquer des inflammations ou d'endommager les dents voisines. L'extraction chirurgicale d'une dent de sagesse coûte entre 500 et 800 francs.
Selon l'OSP, une radiographie permet de déterminer s'il y a suffisamment de place dans la mâchoire pour les dents de sagesse, quelle est leur position par rapport au sinus maxillaire ou aux nerfs de la mâchoire inférieure et si une extraction est réellement indiquée.
La SSO souligne pour sa part que toutes les dents de sagesse ne doivent pas nécessairement être enlevées. Une extraction de routine fondée uniquement sur l'âge n'est pas indiquée.
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Possibles divergences
L'assurance maladie obligatoire ne prend en charge que les cas de "dislocations dentaires (...) pouvant être qualifiés de maladie". Selon la Société des médecins-dentistes, cela ne s'applique pas à la plupart des dents de sagesse, même si elles sont mal positionnées ou "incluses", c'est-à-dire si la dent est bloquée sous la gencive ou à l'intérieur de l'os de la mâchoire faute de place.
Les deux organisations soulignent que, si l'assurance maladie obligatoire ne prend en charge en principe aucun traitement prophylactique, les caisses maladie n'évaluent toutefois pas toujours de manière uniforme l'existence d'une "pathologie grave". Il est donc recommandé de leur soumettre, avant l'intervention, une proposition de traitement accompagnée d'une estimation des coûts.
L'extraction préventive des dents de sagesse est expressément exclue pour les requérants d'asile, les personnes bénéficiant de l'aide sociale et les bénéficiaires de prestations complémentaires, précise Peter Suter, coprésident de l'Association des médecins-dentistes cantonaux de Suisse, à Keystone-ATS. Seules les dents présentant des inflammations qui ne peuvent être traitées par des mesures préventives sont extraites.
Le 23 août 2026. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).
