Les cas de méningo-encéphalite à tiques ont plus que doublé en Suisse


BERNE - L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a enregistré jusqu'à fin mars de cette année plus du double de cas de méningo-encéphalite à tiques (FSME) par rapport à la même période en 2023. Une augmentation de l'incidence de cette maladie en Suisse a été observée au cours des cinq dernières années.

Au total, 27 cas de FSME ont pour l'instant été déclarés à l'OFSP cette année. En 2023, au même moment de l'enquête, il y avait onze cas. Après l'année record de 2020, le nombre de cas recensés cette année se situe pour l'instant dans le cadre des fluctuations enregistrées chaque année, écrit l'office sur son portail d'information sur les maladies transmissibles.

Le virus MEVE peut provoquer une méningite. L'OFSP recommande une vaccination à partir de l'âge de six ans.


Moins de borrélioses

En revanche, moins de cas de borréliose (également appelée maladie de Lyme) ont été enregistrés à fin mars par rapport à la même période de 2023 (489 cas, contre 535 l'année précédente). La borréliose est un agent pathogène bactérien qui se manifeste normalement par une maladie de type grippal. Mais elle peut aussi entraîner des paralysies ou des troubles cardiaques. Contrairement à la FSME, les cas ne doivent pas obligatoirement être déclarés.

Par ailleurs, 12 cas de tularémie ont été déclarés à l'OFSP jusqu'à fin mars, contre neuf au cours de la même période de 2023. Sans traitement, cette maladie, également connue sous le nom de peste du lièvre, peut être mortelle.

Par rapport à la statistique globale de 2023, l'OFSP observe un recul pour les trois maladies transmises par les tiques. Alors que 380 cas de FSME avait été déclarés en 2022, il n'y en avait plus que 298 en 2023. Pour la borréliose, le nombre de cas déclarés est passé de 9162 à 8742. Le nombre de cas de tularémie a diminué de 120 à 111.

Les experts observent depuis un certain temps une hausse de l'activité des tiques, en raison du changement climatique et des hivers doux. En Suisse, l'ensemble du Plateau, la région des Préalpes et le Tessin sont désormais considérés comme des zones à risque.

Le 17 avril 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

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