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Une personne sur deux en Suisse prend des médicaments chaque semaine

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NEUCHÂTEL - La moitié de la population suisse âgée de 15 ans et plus prend au moins un médicament sur une période de sept jours. Cette valeur est tirée des tableaux standard de l’enquête suisse sur la santé 2017 réalisée par l’Office fédéral de la statistique (OFS). Elle a augmenté par rapport aux enquêtes précédentes. Les personnes sont de plus en plus nombreuses à solliciter des prestations de médecine complémentaire. 29% des personnes interrogées y ont eu recours en 2017, ces prestations étant davantage utilisées en Suisse romande que dans les deux autres régions linguistiques.

La grande majorité de la population estime que sa santé (85%) et sa qualité de vie (92%) sont bonnes, voire très bonnes. Mais un tiers des personnes souffre de problèmes de santé de longue durée. Des facteurs de risque de maladies cardiovasculaires tels que l’hypertension, un taux de cholestérol trop élevé, le diabète ou l’obésité ont gagné en importance ces 25 dernières années.

La consommation de médicaments augmente avec l’âge

Le recours aux médicaments a nettement progressé au fil du temps: si, en 1992, 38% de la population âgée de 15 ans et plus consommaient au moins un médicament au cours d’une période de sept jours, cette part atteignait 50% en 2017. Les femmes prennent plus souvent des médicaments que les hommes (55% contre 45%). La part des personnes consommant des médicaments augmente avec l’âge et atteint 84% chez celles de 75 ans et plus.

Une personne sur quatre prend des antidouleurs chaque semaine

Les antidouleurs sont les médicaments les plus souvent consommés. 24% de la population ont pris un antidouleur dans les sept jours précédant le moment de l’enquête en 2017. Les médicaments contre les maladies cardiovasculaires sont eux aussi largement répandus. Ainsi, sur la même période, 16% de la population ont pris des médicaments contre l’hypertension, 8% des médicaments contre un taux de cholestérol trop élevé et 7% des médicaments pour le cœur. Les somnifères, les tranquillisants et les antidépresseurs ont été chacun consommés par environ 5% de la population.

Le recours aux médicaments contre l’hypertension ou le cholestérol a progressé en particulier dans la période allant de 2002 à 2012. La consommation d’antidouleurs a même doublé en 2017 par rapport à 1992. En revanche, celle des psychotropes est restée largement stable, sauf en ce qui concerne les antidépresseurs, dont la consommation est en hausse depuis 2007.

La médecine complémentaire davantage répandue en Suisse romande

29% de la population sollicitent, au cours d’une année, au moins un traitement de médecine complémen-taire tel que l’acupuncture, la médecine chinoise, l’homéopathie ou l’ostéopathie. Le recours à la méde-cine complémentaire augmente de manière continue depuis 2002 (16%). Les femmes l’utilisent plus sou-vent que les hommes (37% contre 21%) et les personnes ayant un niveau de formation élevé en font plus fréquemment usage que les personnes n’ayant accompli que l’école obligatoire (34% contre 18%).

La population de la Suisse romande (38%) est plus nombreuse à suivre des traitements de médecine complémentaires que celles de la Suisse alémanique (26%) et de la Suisse italienne (23%). Les différences sont particulièrement marquées en ce qui concerne l’ostéopathie: 21% de la population y recourent en Suisse romande contre respectivement 6% et 5% en Suisse alémanique et en Suisse italienne.

Importance de la Work-Life-Balance pour la satisfaction au travail

La vie professionnelle a une influence importante sur la santé. Quelque trois quarts des actifs occupés en Suisse (73%) sont satisfaits ou très satisfaits de leur travail. La satisfaction au travail dépend notamment des conditions de travail et de l’organisation de ce dernier. Le soutien des supérieurs et la compatibilité entre vie professionnelle et vie privée représentent ici des indicateurs centraux. Cependant, 9% des actifs occupés indiquent avoir des problèmes à concilier travail et vie de famille et la même part des actifs occupés déclarent ne jamais ou que rarement bénéficier du soutien de leurs supérieurs.

Une pression élevée dans la vie professionnelle peut contribuer à créer des ennuis de santé et des problèmes psychiques: 20% des actifs ressentent toujours ou la plupart du temps du stress au travail et 19% sont plutôt ou entièrement d’accord avec l’affirmation qu’ils ont le sentiment d’être usés émotionnellement au travail. En outre 15% ont peur de perdre leur emploi.

86 tableaux standard de l’enquête suisse sur la santé désormais disponibles

Les tableaux standard de l’enquête suisse sur la santé sont disponibles en ligne depuis le 28 février 2019. Ils présentent d’importantes données de référence sur les comportements en matière de santé, l’état de santé, le recours aux prestations médicales et à la médecine préventive ainsi que sur les ressources sociales et les conditions de vie et de travail. Les 86 tableaux sont ventilés selon le sexe, l’âge, le niveau de formation, la nationalité, les régions linguistiques, les grandes régions et l’année d’enquête.

Plus de 22 000 personnes interrogées

En 2017, 22 134 personnes ont été interrogées en Suisse sur leur état de santé et leurs comportements en la matière. L'enquête suisse sur la santé est menée tous les cinq ans depuis 1992. On peut donc observer aujourd’hui l’évolution de la santé de la population sur une période de plus de 25 ans.

Le 28 février 2019. Source : communiqué de presse de l'OFS

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