Le mode de vie joue un rôle plus important que la génétique dans l'apparition du diabète (étude)
Le rapport entre le mode de vie et la génétique dans le développement du diabète de type 2 serait de 55% contre 45%
NEW YORK - Le mode de vie joue un rôle plus important que d'éventuelles prédispositions génétiques dans l'apparition du diabète. C'est ce qu'ont démontré des chercheurs américains à partir des données d'environ 330'000 personnes au Royaume-Uni. Les scientifiques en concluent que la moitié des cas de diabète pourraient être évités.
« Le diabète de type 2 résulte de l’interaction entre une prédisposition génétique et un mode de vie malsain, dont les effets combinés n’ont toutefois pas encore fait l’objet de recherches suffisantes », ont écrit Cassandra Spracklen, de l’université du Massachusetts, et ses coauteurs dans la revue Diabetes (DOI : 10.2337/db25-0672). Ils ont cherché à déterminer si des comportements malsains et modifiables s’accompagnaient d’un risque accru similaire de développer un diabète de type 2 chez des personnes présentant un risque génétique variable.
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Analyse de données à long terme
L’équipe de recherche a analysé les données à long terme de 332'251 personnes dont les dossiers médicaux sont enregistrés dans la « Biobank » britannique, une banque de données. Au début de l’étude, ils avaient en moyenne 55 ans et ne souffraient pas de diabète de type 2. De plus, le sang des participants a été analysé à la recherche de variations génétiques pouvant indiquer un risque accru de développer cette forme de diabète, qui représente environ 90 % des cas.
Les participants ont ensuite été répartis en trois groupes égaux, selon un risque génétique élevé, moyen ou faible. Le même classement a été établi en tenant compte des facteurs liés au mode de vie : tabagisme, poids (IMC), activité physique et alimentation. Au cours de la période d’observation totale, d’une durée moyenne de 13,6 ans, un diabète nouvellement apparu a été diagnostiqué chez 4% des participants.
Les résultats étaient sans équivoque : un risque génétique élevé, par rapport à un risque génétique faible, de diabète de type 2 entraînait une incidence de la maladie 2,58 fois plus élevée. Cependant, l’« environnement », sous la forme de facteurs liés au mode de vie, s’est avéré – pris isolément – bien plus important : un poids corporel se situant dans le tiers supérieur des participants entraînait un risque de diabète 6,83 fois plus élevé que celui des participants dont le poids se situait dans le tiers inférieur.
L’impact d’un mode de vie malsain associé à un risque génétique élevé était encore plus important. Un faible risque génétique associé à un mode de vie malsain entraînait une incidence du diabète 7,11 fois plus élevée que celle observée chez les personnes présentant un faible risque génétique et un mode de vie sain. Les variations génétiques associées à une forte prédisposition au diabète de type 2, combinées à un mode de vie malsain, multipliaient même par 17,33 le risque de développer un diabète de type 2.
En principe, un facteur facilement influençable
Selon l’équipe de recherche, le rapport entre le mode de vie et la génétique dans le développement du diabète de type 2 serait de 55% contre 45%. L’« environnement » est donc plus important que tout autre facteur et serait ainsi, en principe, facilement influençable.
« Dans l’ensemble, nos analyses corroborent l’hypothèse selon laquelle, si la génétique joue un rôle important dans le risque de développer un diabète de type 2, les facteurs liés au mode de vie jouent un rôle bien plus important, en particulier l’indice de masse corporelle (IMC) », ont écrit les chercheurs.
De plus, leurs recherches auraient montré que les personnes, quel que soit leur niveau de risque génétique, peuvent réduire considérablement leur risque de développer la maladie en adoptant des habitudes de vie saines et modifiables.
DOI: 10.2337/db25-0672
Le 8 juillet 2026. Source: Source: Keystone-ATS. Traduction à l'aide de Deepl, d'une news en allemand de Keystone-ATS. Avec un contrôle final par Xavier Gruffat (pharmacien). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).
