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Une commission examine la recommandation de vaccination contre les tiques dans toute la Suisse

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BERNE - Jusqu'à la mi-juillet, 226 personnes avaient déjà été infectées par le virus de l'encéphalite à tiques cette année. C'est seulement 43 cas de moins que l'ensemble de l'année dernière. C'est pourquoi la Commission fédérale de la vaccination étudie actuellement une recommandation de vaccination dans toute la Suisse.

Carte toute rouge...

Les régions de Suisse où les tiques avec le virus de la méningo-encéphalite verno-estivale (MEVE) sont présentes sont en expansion constante, a déclaré Christoph Berger, président de la Commission fédérale suisse de vaccination, mardi 24 juillet 2018 à l'agence de presse ATS. "Bientôt, il y aura tellement de rouge sur la carte des dangers que, à part le Tessin, la quasi-totalité de la Suisse sera touchée".

Par conséquent, une recommandation de vaccination à l'échelle nationale aurait probablement un sens pour l'ensemble de la Suisse, a déclaré M. Berger. Un groupe de travail va maintenant analyser la situation et faire une recommandation à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Selon M. Berger, une recommandation de vaccination à l'échelle de la Suisse serait également la bonne voie à suivre pour le moment, car le nombre de cas difficiles augmente chaque année. Alors qu'en 2015, l'OFSP comptait 1,42 nouveaux cas de MEVE pour 100'000 habitants, ce chiffre est de 4,96 cette année.

Une extension de la recommandation de vaccination aurait également un impact sur les assureurs maladie. Actuellement, ils doivent prendre en charge seulement la vaccination des personnes vivant dans une zone à risque ou y séjournant temporairement.

Seul un petit nombre de tiques sont dangereuses

La saison, au cours de laquelle les tiques sont particulièrement actives, commence en mars et se termine en novembre, selon les conditions météorologiques. Seuls quelques-uns de ces "suceurs de sang" sont porteurs du virus de la MEVE. Beaucoup plus de tiques sont infectées par la bactérie Borrelia burgdorferi qui provoquent la maladie de Lyme ou borréliose. Environ 6'000 à 12'000 personnes contractent la maladie de Lyme chaque année en Suisse. Cette affection est traité avec des antibiotiques. Dans la maladie de Lyme, une bactérie est transmise, alors que dans la MEVE il  s'agit d'un virus. Les antibiotiques sont inutiles lors d'une infection virale. Seulement la vaccination peut permettre de prévenir la MEVE.

Les tiques infectées par le MEVE peuvent causer deux phases de la maladie chez l'homme. Dans la première phase, les patients souffrent de symptômes pseudo-grippaux comme la fièvre, la fatigue ou des douleurs articulaires 7 à 14 jours plus tard.

1% des cas mortels

Mais chez 5 à 15 % des personnes atteintes, une deuxième phase qui se manifeste par des poussées peut durer des mois et présenter des symptômes graves comme la méningite ou l'encéphalite. Ces symptômes peuvent causer la paralysie et laisser des incapacités permanentes. Environ 1 % des cas de MEVE sont mortels.

Lire aussi le dossier complet sur les tiques du site partenaire Creapharma.ch

Le 24 juillet 2018. Sources : ATS. Adapté et traduit par Xavier Gruffat (Pharmacien). Remarque : Pharmapro Sàrl est client de l'ATS-Keystone en allemand.

Commentaires (1)




FSME
27.07.2018 19:42

Votre titre entretient malheureusement une confusion: on ne vaccine pas contre les tiques mais contre une maladie qu'elles transmettent!



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