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Antibiotiques : les germes "dormants" peuvent propager la résistance aux antibiotiques (étude)

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ZURICH - Des chercheurs de l'EPFZ ont découvert un nouveau mécanisme par lequel la résistance aux antibiotiques se propage par les bactéries "dormantes". Selon leur étude, il ne suffit donc pas de limiter l'utilisation des antibiotiques.

Les antibiotiques ont sauvé d'innombrables vies. Mais comme les bactéries sont de moins en moins sensibles à ces médicaments, des infections qui pouvaient auparavant être bien traitées pourraient soudainement redevenir mortelles. Des chercheurs de l'EPFZ (ETH Zurich) et de l'Université de Bâle en Suisse, sous la direction de Médéric Diard et Wolf-Dietrich Hardt, estiment dans une étude que les stratégies actuelles de lutte contre la propagation de la résistance aux antibiotiques sont peut-être insuffisantes.

Nouveau mécanisme

Jusqu'à présent, on supposait que les gènes de résistance qui rendent les bactéries immunitaires se propagent principalement là où les antibiotiques sont utilisés. Ce n'est que si une telle "toxine" bactérienne est présente que les germes immunisés contre celle-ci ont un avantage sur les autres. Les chercheurs décrivent un nouveau mécanisme de diffusion indépendant de l'utilisation des antibiotiques, comme l'a annoncé l'EPFZ le jeudi 5 septembre 2019. Dans cette étude, les scientifiques ont étudié les salmonelles dans les intestins de souris expérimentales. L'étude a été publiée le 4 septembre 2019 dans la revue scientifique Nature (DOI : 10.1038/s41586-019-1521-8).

Insensible à "l'hibernation"

Le mécanisme est basé sur des bactéries dites "persistantes" qui réduisent leur métabolisme au minimum dans une sorte d'hibernation. Cela les rend insensibles aux antibiotiques. Dans le cas des salmonelles, ces formes "dormantes" se produisent lorsque les germes pénètrent dans les tissus corporels de l'intérieur de l'intestin, écrit l'EPFZ. Là-bas, ils peuvent survivre pendant des mois et redevenir actifs à un moment favorable.

Même si les "dormeurs" réveillés ne provoquent pas une nouvelle infection, ils peuvent causer des dégâts, selon les scientifiques. Dans le cas de la salmonelle, il arrive souvent que les "dormeurs" soient également porteurs de gènes de résistance. Après leur réveil, ils peuvent les transmettre très efficacement à d'autres bactéries de salmonelles ainsi qu'à d'autres types de bactéries de l'intestin. Et ce, sans avoir besoin d'antibiotiques.

Hygiène et vaccinations

"L'utilisation restrictive des antibiotiques est juste et importante", avait lui-même affirmé M. Diard dans sa communication. Mais il faudrait également commencer par les micro-organismes résistants eux-mêmes et empêcher leur propagation, par exemple par des mesures d'hygiène ou des vaccinations.

Les chercheurs veulent maintenant aussi tester les résultats d'expériences sur des souris d'animaux d'élevage, qui souffrent fréquemment d'infections à salmonelles. Ils veulent également savoir si la propagation de la résistance aux antibiotiques chez le bétail peut être contrôlée par des probiotiques ou par la vaccination contre les infections à salmonelles.

Le 5 septembre 2019. Par Xavier Gruffat. Keystone-ATS-AWP (traduit en partie de l'allemand par un outil automatique de traduction avec la supervision finale de Xavier Gruffat - pharmacien. Pharmapro Sàrl est client de Keystone-ATS en allemand. Sources : ATS/Keystone. La news originale est disponible sur Pharmapro.ch en allemand : www.pharmapro.ch/de, dans la rubrique News). Crédits photos et infographies :Adobe Stock / Creapharma.ch (Pharmanetis Sàrl), CREDIT: ETH ZURICH / STEFAN FATTINGER

Lire communiqué de presse en anglais :  https://www.eurekalert.org/pub_releases/2019-09/ez-rcs090519.php

Référence étude :  Nature (DOI : 10.1038/s41586-019-1521-8) - https://www.nature.com/articles/s41586-019-1521-8

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